I N T E R V I E W - D E - D A N I E L .
Interview de Daniel.
Oui, oui je sais ! Encore une interview ! Mais si vous les lisez, vous pouvez en apprendre beaucoup sur la série, mais aussi sur Daniel Radcliffe !
Interview sur Harry Potter et la coupe de Feu.( Sa remonte à longtemps, maintenant, mais mieux vaut tard que jamais ! ;) )C'est sûrement le film le plus drôle depuis le début de la série. Avez-vous eu l'impression d'avoir plus de scènes de comédie pure à jouer ?Daniel Radcliffe : Nous avions besoin de compenser l'aspect noir et parfois flippant de certains passages. Je me suis parfois vraiment marré. Je me souviens de cette séquence où, en cours avec le professeur Rogue, notre unique préoccupation à Ron et à moi est de passer en revue les filles qui pourraient faire une cavalière acceptable au bal de l'école. On s'échange des bons plans, Rogue nous surprend régulièrement et, à chaque fois, nous claque l'arrière de la tête avec son livre. C'est simple mais très efficace dans le genre comique de situation, d'autant qu' Alan a pris beaucoup de plaisir à jouer les sadiques dans notre dos. Mike Newell nous avait dit : «C'est comme dans La Grande Évasion. Vous êtes en train de creuser un tunnel et Alan le nazi va tout faire pour vous choper sur le fait. Jouez-le comme ça.»
Smoking à la James Bond et valse viennoise: quel souvenir gardez-vous de la grande scène du bal?D. R. : Vous tenez vraiment à en parler ? Ça a été un enfer ! Comme vous l'avez remarqué, puisque vous avez visionné le film, on ne voit jamais mes pieds. C'est normal. Nous avons inventé une danse spéciale, filmée au-dessus de la taille. Un nouveau concept. (Rire.) Franchement, sur ce coup-là, ils m'ont tout fait. Les autres ont eu trois semaines pour s'entraîner. Moi, pendant ce temps, je participais à une scène très importante avec Brendan Gleeson . On ne m'a laissé en tout et pour tout que trois heures pour m'entraîner. Je pouvais faire illusion cinq ou six pas, mais, après, ça devenait carrément léger. Ou un peu lourdingue, si vous préférez. Autre handicap de taille, la fille avec qui je danse, Shefali Chowdhury est super mais beaucoup plus petite qu' Afshan Azad dont elle est supposée être la s½ur jumelle. Elle porte donc en permanence des chaussures à plateforme de dix centimètres. Je vous résume la situation : un pauvre type qui manque totalement de préparation, de coordination et de rythme, flanqué de sa cavalière montée sur échasses. Le pire, c'est que mes parents ont été tous les deux champions de danse quand ils étaient jeunes. Les gènes ont dû sauter une génération.
Quelle a été la scène la plus difficile à tourner ?D. R. : Celle avec le dragon qui se déroule pendant la première épreuve du tournoi ; d'ailleurs, elle n'existe pas dans le livre. Le dragon est lancé à mes trousses dans les airs. Je tombe de mon balai sur le toit du château et je glisse lamentablement le long des tuiles pendant que l'animal furieux les explose par dizaines avec sa queue munie de pointes. Je finis par me raccrocher à la gouttière, mais là, plus d'issue: il faut sauter en espérant récupérer mon balai au passage. J'ai refusé d'avoir une doublure. Je suis resté pendu à ce faux toit construit dans le studio. Ils ont compté jusqu'à trois et je me suis lâché dans le vide pour un saut d'une vingtaine de mètres qui a duré une éternité ... C'est-à-dire deux secondes et demie. J'ai eu la peur de ma vie. Mais au bout de cinq prises, j'ai commencé à aimer ça. Maintenant, quand je vois le film, je sais que je l'ai fait, qu'il n'y a pas d'effets spéciaux, et j'en suis fier.